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dimanche 27 février 2011

DEMOLITION DE DEUX IMMEUBLES PORTE DE HAL

Une demande de permis a été examinée en commission de concertation pour la démolition de deux immeubles à la Porte de Hal (numéro 9 et 10). Ce sont les deux maisons blanches sur la photo ci-dessus. Le demandeur prévoit évidemment de reconstruire deux bâtiments dont les gabarits seraient alignés sur ceux des immeubles mitoyens. Il est cependant peu probable que ces canons soient remis en état pour l'occasion ...

Les deux maisons unifamiliales deviendraient 3 appartements de 1 chambre, 4 appartements de 2 chambres et 3 appartements de 3 chambres).

La concertation, qui a eu lieu le 31 août 2010 a reporté son avis dans l'attente de compléments d'informations. L'IBGE a attiré l'attention sur la nécessité d'un inventaire "amiante".

Une nouvelle concertation a donc eu lieu le 25 janvier 2011. Voici [bientôt] ce qu'il faut en retenir.



URBANISME : NOUVEAU SITE DE LA REGION

La Région de Bruxelles-Capitale donnait jusqu'à peu pas mal d'informations en matière d'urbanisme. Malheureusement, pour s'y retrouver, il fallait parfois se lever tôt. Les informations relatives à l'urbanisme étaient en effet disséminées sur cinq sites internet différents. Depuis quelques jours, le grand nettoyage a eu lieu et c'est sur un site unique que toutes les actualités, événements, infos en la matière sont rassemblés. Et, ma foi, c'est assez bien fichu. Vous pouvez visiter le site ici.
De manière générale, le site de la Région a aussi subi un lifting salutaire. Voyez plutôt vous-même ici.

jeudi 17 février 2011

29 RUE DE ROME : UN CHANTIER A L'ARRET

A.
Nos inspecteurs enquêtent.

Il semblerait que le promoteur du projet de rénovation de l'immeuble situé au 29 rue de Rome voulant transformer une maison unifamiliale en maison de rapports n'ait même pas pris la peine d'attendre l'avis de la Commission de Concertation pour commencer les travaux - lourds. Si c'est le cas, c'est un scandale ! La commune de Saint-Gilles et la Commission Royale des Monuments et Sites veillent au grain et ont stoppé net le chantier.


B.
Nos inspecteurs ont enquêté.

Le service de l'urbanisme nous apprend qu'il ne s'agit pas d'un bâtiment classé mais d'une maison de maître. Les personnes ont effectivement commencé les travaux sans l’obtention du permis. La Commission de Concertation du 14 décembre avait reporté son avis en attendant une visite des lieux. Lors de cette visite de ce qui était déjà un chantier, la décision de stopper les travaux en cours été prise. L’avis de la commune était finalement défavorable au projet.


Le dossier est actuellement en cours d’instruction : il sera envoyé à la Région Bruxelloise. Celle-ci aura 45 jours pour donner son avis. Ensuite, cet avis sera transmis au collège à qui il faudra 15 jours pour rendre un avis final.

En résumé, pour un avis définitif, il faudra encore attendre environ 2 mois. Il est toujours possible que le demandeur change son projet lors de toutes ces procédures - voire qu'il retire son projet.

Quoiqu'il en soit, si l'avis est négatif au final : on peut supposer qu'il y aura au minimum une amende et au pire (façon de parler) le propriétaire devra reconstruire les parties démolies dans l'état où elles étaient avant la demande de permis.

C.
Voici comment était libellée la demande de permis soumise à l’enquête publique du 10/11/10 au 24/11/10.
Demandeur : Mr & Mme Despoelberch - Vilarica
La demande porte sur la Modification du nombre et la répartition des logements avec modifications de volume, changement de destination et mise en place de parking.
Situation existante : Maison unifamiliale
Situation projetée: 1appartements 1 chambre + 3 appartements 2 chambres + 1 appartement 3 chambres.
Transformer une maison de rapport en appartements avec extension au niveau du rez et du 1er étage et création de terrasses à l'arrière. Création de lucarnes à l'avant et à l'arrière du bâtiment à rue. Transformer le magasin/dépôt désaffecté à l'arrière (remise) en 2 appartements sans modification du volume. Démolition de l'ensemble des toitures entre les 2 bâtiments et aménagement de jardins-terrasses et d'une pergola pour créée 3 places de parking.

D.
L'avis de la Commission de Concertation du 14/12/10 :

Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 10/11/2010 au
24/11/2010, le courrier suivant est arrivé au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins :
Monsieur Guy Sohy rue de Rome, 31 1060 Bruxelles
Monsieur Winnepenninckx rue de Rome, 27 1060 Bruxelles
Monsieur Meulemans rue de Rome, 27 1060 Bruxelles
Monsieur Bruiz rue de Rome, 27 1060 Bruxelles

EXPOSE DU DOSSIER
Situé : PRAS : zones d'habitation
en zone d'intérêt culturel, historique, esthétique ou d'embellissement
en liseré de noyau commercial
en point de variation de mixité
le long d'un espace structurant
PPAS :néant.
RCU : néant
Zone de protection : Périmètre de protection : "Ancienne Maison Hoguet", rue de
Rome, 24-28. AG 29/10/1998.

DEROGATIONS :

dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
dérogation à l'art.13 du titre 1 du RRU (maintien d'une surface perméable)
dérogation à l'art.10 du titre 2 du RRU (superficie nette éclairante)
dérogation à l'art.3 du titre 2 du RRU (normes minimales de superficie - superficie
des locaux habitables)

Soumis à l’avis de la commission de concertation et aux mesures particulières de publicité
pour :

dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.13 du titre 1 du RRU (maintien d'une surface perméable)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
application de la prescription particulière 2.5.2° du PRAS (modifications des
caractéristiques urbanistiques des constructions)
application de la prescription générale 0.6. du PRAS (actes et travaux portant atteinte
aux intérieurs d'îlots)
application de l'art. 153 du CoBAT (dérogation aux règlements d'urbanisme)
application de l'art. 237 du COBAT (zone de protection d'un bien classé (actes et travaux
modifiant les perspectives sur ce bien classé ou à partir de celui-ci))

Considérant que le bien se situe en zone d’habitation du Plan régional d'affectation du
sol arrêté par arrêté du Gouvernement du 3 mai 2001, ainsi que dans le périmètre de
protection du bien classé sis 24-28 rue de Rome ;

Considérant que le bien est repris à l’inventaire du patrimoine architectural (bâtiment
d’avant 1932) ;

Considérant que la demande vise la modification du nombre de logements (division de
la maison unifamiliale à l’avant en 3 logements), la modification du volume
(extensions et lucarnes pour le bâtiment avant, pergola en intérieur d’îlot et terrasses
au bâtiment arrière), le changement de destination du bâtiment arrière (remise en 2
logements) et la création de 3 emplacements de parking en intérieur d’îlot ;

Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 10/11/2010 au
24/11/2010, 4 réclamations ont été introduites et portent sur :
• la création des emplacements de parking en intérieur d’îlot (nuisances sonores
et olfactives, impact de la pergola) ;
• les terrasses des 1er et 2e étages du bâtiment avant (vues préjudiciables) ;

Considérant l’avis défavorable de la CRMS : interventions intérieures ayant comme
conséquence de dénaturer profondément l’hôtel de maître (mezzanine dans l’entre
cochère notamment), emplacements de stationnement pas valorisant pour les
logements ;

La commission avait donc émis un REPORT D’AVIS dans l’attente d’une visite sur place.

Les propriétaires n'ont en fait pas attendu l'avis définitif de la commune et de la Région ni même la visite des fonctionnaires. Et encore moins l'obtention du permis - la procédure étant en cours.

samedi 2 octobre 2010

Les dix stratégies de manipulation de masses

Petite distraction en passant.

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité. Le Comité ne vise bien entendu personne en particulier. Comme le veut la précaution d'usage : toute les stratégies évoquées ci-dessous sont évidemment sans aucun rapport avec des personnes ou des situations que rencontrent (ou ont rencontré) les membres et travailleurs du Comité.

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Si vous insistez lourdement, vous pourrez ne pas échapper à un autre texte sur «L'Art de la guerre» (en chinois : 孙子兵法, pinyin : sūn zǐ bīng fǎ, littéralement : « Stratégie militaire de maître Sun »), qui est le premier traité de stratégie militaire écrit au monde (VIe siècle av. J.-C. – Ve siècle av. J.-C.). Son auteur, Sun Zi, a repris un ensemble de principes à un général nommé Sun Tzu.

L'ouvrage est fondé sur le principe suivant : gagner ou perdre une guerre ne se fait pas par hasard, ni par l'intervention des dieux ou des esprits. C'est une question de méthode et de stratégie.


(une partie de ce texte en mauve a été empruntée à Wiképédia)

J'aimerais aussi, pour le fun, vous balancer un article sur Saul Alinsky (son «Manuel de l’animateur social» chicagolais est encore assez pertinent), William Burroughs (à propos de son utilisation littéraire du cut-up, technique mise au point dans une petite chambre d'hôtel rue Gît-le-Cœur à Paris avec Brion Gysin), Wilhem Reich (et ses recherches sur l'« énergie d'orgone »), Jean-Claude Van Damme (ses citations sont imparables) ou Brian Eno / Peter Schmidt (leurs «Stratégies obliques» ont profondément bouleversé la démarche artistique du XXIème siècle). Mais on s'écarte de l'objet d'un Comité d'habitants, là ... Ou pas ...

PARC PIERRE PAULUS : ECHOS DE LA CONCERTATION

Nous avons assisté à la commission de concertation examinant la demande de la commune de Saint-Gilles concernant le Parc Pierre Paulus.

La demande de permis d'urbanisme introduite expose le projet d’aménagement visant à la sécurisation et à l’amélioration du site.

Les remarques que les habitants ont formulées au Comité étaient plutôt positives globalement. Notre pratique est de donner le point des habitants et de poser les questions qu'ils se posent. Mais aussi d'encourager un projet lorsqu'il améliore réellement la qualité de vie des saint-gillois.

C'est donc le cas ici, puisqu'il s'agira d'entamer la réfection des chemins et la pause de mobilier adapté pour rendre le parc plus accessible aux personnes à mobilité réduite ou/et malvoyantes.

La commune a rappelé les grandes orientations du projet en les commentant au gré des questions posées en commission.

Ainsi, le parc Pierre Paulus étant très en pente, les seniors se rendent au club «Notre Cercle» - qui se trouve en contrebas - par l'accès de service via la rue de Parme, une voie carrossable. Cela restera le cas. L'inclinaison actuelle de 12% serait ramenée à 6% en redressant le chemin sur le côté de l'immeuble.

Le dallage sur le site sera podotactile et un abaissement des bordures est envisagé. Une rampe sur le chemin du milieu facilitera la circulation.

L'évacuation de l'eau dans le bas du parc sera améliorée de sorte à éviter dorénavant la formation de flaques et de boues.

Le mobilier urbain sera harmonisé. Il serait adapté et uniforme. Une signalétique adaptée aux mal voyants est aussi prévue. La Commission a cependant émis un bémol concernant ce mobilier qui comprend notamment de la dolomie au sol. Le parc étant classé, la multiplication de ce mobilier (et même la rampe) devrait rester très discrète. Nous verrons l'avis que rendra la Direction de Monuments et Sites.

Une autre très bonne nouvelle est la suppression de l'accès sur le côté de l'école. Le chemin sera donc supprimé et l'entrée du parc se ferait donc par les portiques surplombant l'a bouche de métro (du côté de la rue Hôtel des Monnaies) actuellement inutilisés.

Les places de parking pour les personnes à mobilité réduite (PMR) seront rendues conformes aux normes (rue de Parme).

Le range vélo sera remplacé. Le Comité a cependant demandé si des emplacements vélo ne pourraient être également envisagés du côté de la rue Hôtel des Monnaies.

Nous avons enfin rappelé que les promeneurs et riverains déplorent le nombre de petits rongeurs sur le site du parc. Même si l'étang a récemment été nettoyé et assaini, un effort serait malgré tout à faire pour enrayer cette nuisance.

Les promeneurs ont également demandé une fontaine et des toilettes publiques. Beaucoup de jeunes des écoles avoisinnantes s'y retrouvent surtout le midi par beau temps : un accès à de l'eau potable et à des WC serait un plus.

Nous avons aussi appris qu'un budget de 330.000 € était nécessaire - une moitié devrait être prise en charge par Beliris (... vite avant que Bart De Wever n'en entende parler ...).

Le chantier devrait durer 60 jours ouvrables sur 2011 et 2012. Le phasage est établi de sorte qu'à aucun moment le parc ne sera inaccessible. Qui s'en plaindra ? On espère que la planification permettra que l'ensemble du parc soit relifté pour les beaux jours de 2012.

L'avis sera disponible vers la mi-octobre. On en reparlera.

MORICH'ART : STOP OU ENCORE ?

Nous en parlions dernièrement : une demande de permis d'urbanisme était soumise à l'enquête publique concernant un immeuble occupé depuis peu par l'Ecole Supérieur d'Art, Saint-Luc. Près de 700 élèves vont occuper les lieux.

Nous nous étonnions que l’école supérieure annonce sur son site avoir commencé son déménagement depuis janvier 2010 … sans autorisation. Visiblement à l'étroit dans ses locaux actuels, l'idée était dans l'air depuis plusieurs années de déménager et d'occuper ces locaux place Morichar. L’école ne peut pas arguer d’avoir dû agir dans l’urgence et la précipitation. Le Comité connaissait ce projet depuis 2009 au moins.

Le permis consistait surtout à demander de changer d’affectation et de pouvoir construire un auditoire (au rez et au 1er sous-sol) ainsi que d’aménager des salles de cours et d'expo, une cafétéria, le secrétariat et l'accueil.

Les débats ont aussi porté sur les 10 emplacements vélo prévus dans le projet. Nous trouvions cela insuffisant. La commune pense de même et propose d’envisager d’autres emplacements sur la rampe d’accès au parking (puisque tous les emplacements de voiture sont supprimés, cette rampe peut facilement accueillir des vélos).

Nous avons manifesté lors de la concertation notre étonnement quant à l’absence de «vision» concernant la façade pour le moins hideuse : pour une école d'architecture, c'est dommage. Bien sûr, l’escarcelle de l’école ne permet certainement pas plus pour l’instant. Toutefois, l’école envisage dans un futur meilleur un éventuel rachat du bâtiment.

A été abordée aussi la question des ascenseurs qui ne sont pas conformes pour les personnes à mobilité réduite. Les normes minimales ne sont pas respectées. Au mieux peut-on faire entrer une chaise roulante dans l’un des deux ascenseurs ; mais pour l’en extraire, c’est la marche arrière qui s’impose.

Le Directeur pédagogique de l’école répond à cela qu’il y a au plus une personne en chaise roulante par an qui assiste aux cours. Réponse pour le moins choquante … Quoiqu’il en soit, c’est une obligation légale et le projet doit l’intégrer !

Le manque de toilettes a aussi été souligné (y compris pour les personnes à mobilité réduite).
Quant à l’auditoire, l’école annonce qu’il pourra être utilisé par l’associatif local (les conditions n’ont, quant à elles, pas été précisées).

L’avis de la commission de concertation est attendu à la mi-octobre 2010. Il ne devrait pas y avoir d'opposition majeure.

lundi 20 septembre 2010

L'ORDRE DU JOUR FANTôME

Le prochain Conseil Communal a lieu ce jeudi 23 septembre 2010 à 20.00. L'ordre du jour abordera, selon nos sources, les abords de l'église du Parvis de Saint-Gilles.

Petite anecdote : ce point est discuté alors qu'une CLDI du Contrat de Quatrier Parc-Alsemberg est, elle-même, convoquée (à 17.15 il est vrai) ... avec ce sujet également sur la table.

Autre petite anecdote : le site communal dispose d'une rubrique où l'on peut - dit le site -découvrir l'ordre du jour des séances du Conseil Communal. Pour le plaisir, nous nous y sommes rendus. On y découvre ceci :



Les documents "pré-conseil" s'arrêtent au mois de juin 2010. Quant à l'ordre du jour annoncé : il n'y a rien. Que dalle. Nada. Rud ar bith.

On a continué de chercher pour trouver cet ordre du jour. On a donc tapé "ordre du jour" comme mot-clé dans la fenêtre de recherche. Pour tomber sur une liste de dates (enfin, il faut de l'imagination ...). Dont celle de 0923-10-20. Mais bon sang mais c'est bien sûr : ce qu'on est bête.

Sous la rubrique 036 156 on trouve le libellé du point :
"Réaménagement de la rue des Vieillards.Mode de passation et conditions du marché. Adjudication publique. Cahier spécial des charges n° 236/2010. Budget extraordinaire 2010. Article : 801/731/60. Montant estimé : 455.000 € TVAC."

Comment donc les citoyens, dont c'est un droit démocratique de participer aux conseils communaux, peuvent-ils être au courant (avant la tenue de la réunion) de ce qui y estdébattu si l'information est si difficile à trouver ? Probablement en suçant son pouce ...

Mais c'est pas tout. On découvre aussi que le sujet 015 147 abordera la
"Place Marie Janson. Etude de reconnaissance de l'état du sol. Bureau d'études. Mode de passation et conditions du marché de services. Information.Délibération du Collège du 8 septembre 2010 portant choix de la procédure négociée sans publicité moyennant consultation d’au moins trois bureaux d’études et approbation du projet de convention. Budget extraordinaire 2010. Article 421/721/60 : 37.000 € TVAC."

Nous vous livrons en vrac les autres sujets que nous suivons régulièrement (je vois que vous aimez cela ...) :

Le point 037 157 parlera de l' "Aménagement du parc Paulus en vue de le rendre plus accessible aux personnes à mobilité réduite. Adjudication publique. Cahier spécial des charges n°235/2010. Budget extraordinaire 2010. Article : 801/725/60. Montant estimé : 400.000 € TVAC."

Le suivant, 038 152 abordera l' "Aménagement de la maison de l'environnement rue du Fort, 33. Remboursement de la Régie foncière. Ratification. Budget extraordinaire 2010. Article 8791/723/60 : 100.000 € TVAC."

039 169 "Contrat de quartier ""Parc-Alsemberg"". Volet 5 : actions socio-économiques.
Projet 5b.5. Prime ""accès étages"". Règlement relatif à l'octroi d'une prime pour la création d'un accès séparé au(x) logement(s) situé(s) au dessus d'un commerce."


On vous tiendra au courant des développements. Mais soyez sûrs que nous réagirons.

mardi 17 août 2010

VIEUX MOUTARD QUE J'AIMAIS

... Ou plutôt mieux vaut tard que jamais (je me suis trompetté dans le titre - désolé).

En effet, voici le résultat de la concertation du 23 mars 2010. Il s'agissait d'un projet de démolition et de reconstruction du bâtiment avant et de la transformation du bâtiment arrière pour la réalisation d'un appart-hôtel (comprenant pas moins de 70places de parkings et 67 apparts) au 52-54 de la Chaussée de Charleroi.

Le Comité de Défense de Saint Gilles s'est exprimé lors de cette concertation pour souligné notre désaccord quant à ce projet opaque qui fait à nouveau inutilement la part belle à la voiture. Il est en effet assez invraisemblable de prévoir 70 places dans ce quartier très bien desservi par les transports en commun. Il est à souligner aussi que les clients ciblés d'un appart-hôtel n'ont pas réellement besoin de voiture. Et quand bien même ils souhaitent se déplacer, le Comité estime que les taxis ou le service Cambio sont tout-à-fait adéquat.

De plus, la construction projetée en intérieur d'îlot nous laisse dubitatif. L'ensemble architectural existant est visiblement intéressant. Le projet, lui, semble peu clair quant à la destinée de cet immeuble repris par défaut à l’inventaire du patrimoine architectural (il s'agit d'un bâtiment d’avant 1932).

La Commission de Concertation a émis un avis défavorable. Elle argumente. Sur bien des points, elle rejoint nos craintes. Voici donc sa position en résumé.


"Il s’agit de :

- reconstruire un immeuble à front de rue d’un gabarit de 6 étages + rez-de-chaussée dont deux étages en retrait ;

- agrandir le premier niveau de sous-sol et creuser un deuxième niveau de sous-sol sur la quasi-totalité de la parcelle ;

- construire un passage couvert dans la cour intérieure du bâtiment arrière ;

- modifier les niveaux de planchers du bâtiment arrière avec rajout d’un niveau supplémentaire ;

- démolir des parties du bâtiment arrière pour créer des patios avec aménagements de terrasses et diminution de la hauteur des mitoyens ;

- aménager une terrasse au 4ème étage entre le bâtiment avant et le bâtiment arrière, des terrasses au 5ème étage en façade arrière du bâtiment avant, des terrasses au 6ème étage du bâtiment avant ;

- aménager 70 emplacements de parking aux sous-sols ;

- aménager 67 entités d’appart-hôtel" ...

Elle souligne par ailleurs que :

"le projet n’est pas conforme à la prescription 0.12 du Plan Régional d'Affectation du Sol arrêté par arrêté du gouvernement du 3 mai 2001, car celui-ci induit la suppression de deux logements d’une superficie totale de 326 m² (situation légale aux d’archives).

Le projet densifie la parcelle de manière importante par la création de 67 entités d’appart hôtel, avec la création de deux niveaux de sous-sol et de l' aménagement de 70 emplacements de parking et de nombreuses terrasses, de la construction d’un passage dans la cour, de l'aménagement d’infrastructures accessoires à l’appart-hôtel (commerce, piscine, salle de gymnastique, hammam, vestiaires, circulations verticales – noyaux d’ascenseurs et d’escaliers, groupes de refroidissement, aménagement d’une évacuation de secours sur la parcelle voisine à l’arrière,…).

Ces aménagements ont un impact non négligeable sur l’intérieur d’îlot et sur le voisinage." (...)

Elle continue sur sa lancée :

"La démolition / reconstruction du bâtiment avant est problématique pour les points suivants :

- le projet n’est pas intégré au cadre bâti environnant (volumétrie et expression) : aspect très massif, manque de verticalité marquée et de lecture du parcellaire d’origine, gabarits excessifs s’alignant sur l’immeuble de droite (peu de prise en compte de l’immeuble de gauche et pas de prise en compte des immeubles d’en face), expression incongrue des étages en retrait, étages tassés découlant de la densité des aménagements… ;

- la nouvelle construction déroge à l’article 4 (profondeur de construction) et 6 (hauteur) du titre I du règlement régional d'urbanisme pour la partie arrière aux étages;

- L’immeuble projeté implique une dévalorisation substantielle de l’immeuble sis au n° 50 de la chaussée de Charleroi, présentant des qualités patrimoniales évidentes (Hôtel de maître de style éclectique classicisant, datant de 1880 et repris à l’inventaire du patrimoine architectural) et procure à celui-ci un caractère de singularité dans le front bâti ;

Les interventions sur le bâtiment arrière sont substantielles. Ces interventions s’apparentent à une démolition / reconstruction de celui-ci et que celles-ci impliquent en tous cas une modification importante de l’aspect architectural de cet immeuble. (...)

Cet arrière bâtiment présente des qualités patrimoniales et il y a lieu de préserver celui-ci au maximum.

L’excavation d’un sous-sol sur deux niveaux pour l’aménagement d’un parking s’avère également contestable :

- l’implantation de ce parking occupe la quasi-totalité de la parcelle et toute la profondeur de celle-ci (escalier d’accès arrière), cette construction souterraine implique une importante dérogation à l’article 4 (profondeur) et 13 du titre I du règlement régional d'urbanisme (maintien d’une surface perméable) ;

- la mise en oeuvre de ce parking rend hypothétique le maintien du bâtiment arrière et les plans présentés laissent fortement présumer une démolition reconstruction de celui-ci, ce qui rendrait le projet inacceptable (qualités patrimoniales de ce bâtiment arrière, dérogation au règlement régional d'urbanisme et non-conformité au Plan Régional d'Affectation du Sol arrêté par arrêté du gouvernement du 3 mai 2001…) ;

- un parking de 70 emplacements ne se justifie pas : il s’agit d’un appart-hôtel dont les entités ne rentrent pas dans la catégorie « logement », ce projet s’implante dans une zone très bien desservie en transports en commun, il existe de nombreux parkings sous exploités dans l’environnement direct, l’impact d’une entrée/sortie supplémentaire de parking d’une telle capacité sur la chaussée de Charleroi doit également être pris en compte (passage du tram actuellement déjà difficile)…

Le projet présente des terrasses engendrant des vues préjudiciables au voisinage (implantées au droit des mitoyens sans zone de recul, implantation en hauteur, manque d’information dans les coupes par rapport aux hauteurs de mitoyens…).

Le projet prévoit une sortie de secours à l’arrière accédant sur la parcelle voisine, que cette sortie de secours dépend de l’accord préalable du propriétaire voisin."

En conclusion, la commission considère : "que le projet implique une très forte densité des aménagements (nombre d’entités, d’emplacements de parking, d’infrastructures accessoires…) aboutissant à des interventions ne répondant pas au bon aménagement des lieux.

L'avis de la Commission de Concertation est défavorable sur le projet tel que présenté.

Un projet présentant une meilleure intégration du bâtiment à front de rue, une réduction des interventions en sous-sol (partie avant démolie et reconstruite uniquement) et des interventions sur le bâtiment arrière plus respectueuse de ses caractéristiques d’origine, une réduction de la densité des aménagements et avec une intégration perspective dans l’axe de la chaussée de Charleroi pourrait être envisagé.

mardi 6 juillet 2010

PLAN INCLINE POUR LA POSTE : CONCERTATION

Une concertation aura lieu à la commune à propos de la construction d'un plan incliné donnant accès au bureau de la poste de la rue Sterckx. Le 16 juillet prochain, cela fera plus d'un an que l'agence de la rue de Moscou aura fermé ses portes. Obligeant beaucoup de citoyens à effectuer ses opérations rue Sterckx.

Or, alors que l'agence était autrefois accessible aux personnes à mobilité réduite (chaises roulantes, vieilles personnes, poussettes d'enfants,...) par le garage adjacent, celui-ci avait complètement disparu après les travaux de modernisation. Une honte et surtout une régression, alors que les bâtiments publics doivent s'équiper de dispositifs pour l'accueil de personnes handicapées.

Cette discrimination sera bientôt un (très) mauvais souvenir, puisque BPost a déposé une demande de permis d'urbanisme visant à créer prochainement une rampe d'accès.



Nous invitons les riverains de l'agence à venir devant le bureau de poste ce samedi 10 juillet 2010 à 10.00 afin de voir sur place à quoi pourra ressembler le projet. Ce sera aussi l'occasion de collecter les remarques des habitants sur le sujet. Remarques que le Comité relaiera lors de la concertation du 13 juillet prochain.

A propos : que devient le projet de fermeture du bureau de la Chaussée de Charleroi ? On ne s'en plaindra évidemment pas; mais quel plan stratégique anime donc BPost ?

mercredi 9 juin 2010

ABORDS DU PARVIS DE L'EGLISE : OU RESTE L'AVIS ?

Les abords de l'église du Parvis de Saint-Gilles ont fait l'objet entre le 18/04/2010et le 17/05/2010 d'une enquête publique. La demande de permis d'urbanisme FD2010-5 portait, nous l'avons relaté dans d'autres pages récemment, sur l'aménagement des voiries avec abattage et plantation d'arbres, la suppression et la création de places de parking et la réorganisation du mobilier urbain sise avenue Jean Volders, rue des Vieillards, rue de l'Eglise Saint-Gilles. C'est bien entendu la commune de SAINT GILLES elle-même qui introduisit la demande.

Sept lettres d'habitants et deux pétitions sont parvenues au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins.

Le 25 mai, une concertation a eu lieu. En principe, il faut une dizaine de jours pour que l'avis émanant de la concertation soit émis. On peut le consulter au service de l'urbanisme ou sur le site communal.

17 jours ont passé et le site de la commune annonce un laconique ... AVIS EN PREPARATION.

mardi 25 mai 2010

IMPRESSIONS A PROPOS DE LA CONCERTATION SUR LE PROJET AYANT TRAIT AUX ABORDS DE L'EGLISE DU PARVIS

La concertation portant sur le futur aménagement des abords de l'église a eu lieu ce mardi 25 mai 2010 (voir à ce propos l'article mis en ligne sur les propositions des habitants).

Qu'avons-nous appris et que s'y est-il dit ?

Le sujet intéresse évidemment énormément de monde. Nous avons senti une grande frustration dans le chef de plusieurs habitants et commerçants qui estiment ne pas avoir été suffisamment informés et dont les nombreuses propositions faites depuis deux ans et demi n'apparaissent pas - ou si peu - dans le projet.

D'emblée, la commune (représentée par deux échevins et des membres du personnel du service de l'urbanisme) a précisé qu'elle ne ferait pas le forcing pour faire passer ce projet. La commune a ainsi garanti que le dialogue serait maintenu avec les habitants. C'est déjà une bonne nouvelle.

On l'a vu, tous s'accordent à saluer l'initiative de s'atteler à rendre ce coin perdu, sans cachet et sans âme plus convivial et agréable.

Avec insistance, des habitants ont plaidé pour une plus grande verdurisation - pourquoi donc supprimer des arbres ? - de sorte à insuffler une véritable coulée verte descendant du Parvis vers la chaussée de Forest. Garder les arbres et planter un ou deux beaux arbres majestueux est une option réclamée par les habitants. Le minéral est trop présent en regard du végétal. Regret des habitants. Valoriser le patrimoine est évidemment un "plus".

Deux pétitions ont été déposées - l'une de 140 signatures et l'autre de 40 environ (si je me souviens bien) pour évoquer les positions des habitants (grosso modo celles abordées dans l'article précédent de ce blog).

Il a été redit aussi l'importance de s'attaquer aux incivilités : nuisances sonores, dépôts clandestins, présence de drogues (et d'alcool), urine et défécations le long de l'église, ... Un urinoir est réclamé - ce à quoi la commune rétorque que ce type de décision ne se prend pas à la légère. Il est exact que le Ministre en charge de ce dossier à la Région compte investir massivement en installation d'urinoirs et toilettes, mais la commune soulève la grande difficulté à gérer ce mobilier urbain. Les habitants insistent : un mur d'eau est assez facile à entretenir et offre un aspect décoratif indéniable.

Le sentiment d'insécurité doit être plus encore pris en compte par les autorités communales.

L'un des points fondamentaux pour les habitants est la lutte contre le trafic de transit. Cela a été rappelé également. Tout comme la réduction de la largeur des trottoirs (de 3 mètres, ils passeraient à 2 mètres)qui ne satisfait pas les habitants. La placette, elle, comporterait deux niveaux : chaussée et trottoirs - une dénivellation de 15 cm. Les habitants auraient plutôt souhaité un traitement en un seul niveau. Le revêtement de la place doit aussi être mûrement réfléchi - comme les luminaires.

L'idée du marché thématique (artisanal, exotique,...) a été abandonnée. Ce qui rencontre le souhait des riverains.

L'assemblée a également, très sereinement, invité les autorités à se pencher sur des propositions et des plans imaginés par les habitants. Ces éléments ont également été remis à la concertation.

Nous avons aussi eu une clarification quant au budget : le projet bénéficierait d'une enveloppe de 310.000 €.

De manière plus générale, enfin, quelques remarques ont clôturé la séance :

1. Le dossier présenté par les architectes comprenait des éléments qui ne se retrouvaient pas dans le dossier consultable à l'enquête publique. Il aurait aussi été souhaitable que des alternatives eussent été présentées dans le dossier, ainsi que le cheminement de la réflexion qui a abouti à ce projet plutôt qu'à un autre.

2. Les habitants insistent sur la lutte contre le trafic de transit qui ne peut sérieusement se concevoir sans une réflexion globale sur la mobilité.

3. Dans le même ordre d'idées, il eut été intéressant de relier les deux contrats de quartier (Parc-Alsemberg et Fontainas) de sorte à envisager une approche globale de l'aménagement. La commune a évoqué ce type de rencontre dans le futur, son analyse étant également que la réflexion transversale doit permettre une approche plus intégrée. Le bureau d'études a par ailleurs précisé que l'enveloppe budgétaire n'avait pas permis d'envisager un périmètre plus étendu.

4. Les habitants espèrent que le projet présenté sera revu et tiendra compte des remarques pratiques émises, et qu'il sera soumis régulièrement aux habitants dans sa phase de mise en oeuvre.


La Commission remettra son avis dans une dizaine de jours - comptons plutôt deux semaines. Nous en ferons l'écho dans ce blog.

jeudi 20 mai 2010

C'EST QUOI UNE COMMISSION DE CONCERTATION ,


Le Comité accompagne régulièrement les habitants dans l'examen de dossiers soumis à enquête publique. Une commission de concertation émet des avis sur les demandes de permis d'urbanisme ou d'environnement.

Qu'est-ce qu'une commission de concertation et à quoi sert-elle ?

La commission de concertation est un organe consultatif qui existe dans chacune des 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Elle regroupe les représentants des instances publiques et entend les observations des riverains.

Elle est chargée d'émettre un avis destiné à éclairer l'autorité administrative dans sa prise de décision. Son avis est requis préalablement à la délivrance d'un permis chaque fois que la législation urbanistique le prévoit, lors de l'élaboration de certaines réglementations (plans particuliers d'affectation du sol, règlements communaux d'urbanisme ...) ou encore à l'initiative de l'autorité.

Cet avis, consultatif, ne lie pas l'autorité administrative qui statuera sur la demande de permis d'urbanisme. L'autorité administrative qui prendra la décision finale de délivrer ou de refuser le permis motivera les raisons pour lesquelles elle s'écarte de l'avis de la commission de concertation, le cas échéant.

Quelle est sa composition ?

Sa composition est réglementée par arrêté (arrêté du 1er juin 1992 relatif aux commissions de concertation) et veille à la représentation des différents intérêts urbanistiques, patrimoniaux, économiques et environnementaux.

Sont donc représentés au sein de chaque commission de concertation :

L'Administration communale, qui assure par ailleurs la présidence de la commission ainsi que son secrétariat ,
L'Administration de l'Aménagement du Territoire et du Logement du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale (AATL), en particulier la Direction de l'Urbanisme et la Direction des Monuments et des Sites ,
La Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB), active dans les domaines de l'expansion économique et de la rénovation urbaine, par le biais de la production d'infrastructures d'accueil pour entreprises et de logements pour habitants à revenus moyens ,
L'Institut bruxellois pour la Gestion de l'Environnement (IBGE), organisme de recherche, de planification, d'avis et d'information dans le domaine de l'environnement.


Comment se déroule une séance de la commission de concertation ?

Le secrétaire de la commission de concertation convoque, en vue de leur audition, le demandeur du permis, toute personne ayant demandé à être entendue lors de l'enquête publique, ainsi que toute autre personne que la commission souhaiterait entendre.

Chaque personne entendue peut être accompagnée de deux conseillers : le demandeur du permis est donc bien souvent assisté de l'architecte, auteur du projet. Mais c'est parfois aussi un avocat qui se présente avec le demandeur.

Au cours de la séance, le projet est présenté à l'ensemble des participants, lesquels auront l'occasion de poser les questions utiles à la compréhension et à l'appréciation du dossier. Ils sont ensuite invités à exprimer leur opinion sur l'opportunité du projet, sur son impact dans le cadre de vie, ...

Les éventuels opposants font entendre leurs revendications. Les membres de la commission de concertation délibèrent ensuite à huis clos pour émettre à un avis circonstancié sur le projet.

La commission de concertation peut décider de reporter son avis, par exemple dans l'attente de renseignements complémentaires ou si un dossier est incomplet.

Le procès-verbal de la séance ainsi que l'avis de la commission de concertation sont consignés dans un registre tenu à la maison communale. Quiconque peut demander à le consulter.

Plus d'infos sur les commissions à Saint-Gilles ?

Le site internet de la commune propose une série d’informations sur les matières d’urbanisme, mais son fonctionnement est assez médiocre. Sur le lien consacré aux concertations, par exemple, on pouvait lire aujourd'hui l'ordre du jour de la prochaine concertation du ... 20 avril 2010 ! Sur le site, on peut cependant trouver les derniers avis - pas les plus anciens, malheureusement.