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jeudi 23 septembre 2010

LE PARC PIERRE PAULUS : BIENTOT HANDICAPES ADMIS

La commune de Saint-Gilles a introduit un permis d'urbanisme concernant le Parc Pierre Paulus.
Les objectifs de l’aménagement visent à la sécurisation et à l’amélioration du site.

Le projet prévoit la réfection des chemins et la pause de mobilier adapté pour rendre le parc plus accessible aux personnes à mobilité réduite.

Quelques repères historiques :

Le parc est constitué tel qu'on le connaît aujourd'hui depuis le percement du métro en 1973. Avant cela, on trouvait à cet endroit deux jardins - qui ont donc été réunis.

L'un d'eux était un jardin privé de la famille Pelgrims, devenu parc public en 1969, et aménagé à partir de 1972.

A l'Ouest était disposé le jardin de notre dame du Cénacle, dessiné en 1899 par l'architecte Emar Colles (voir les notes en fin d'article). Le parc est repris dans l’inventaire des biens présentant un intérêt patrimonial (Moniteur Belge du 22/09/95 - arrêté de classement : 17/04/97). il présente un paysager «à l’Anglaise».

La Maison de Pelgrims (arrêté de classement 21/06/01) surplombe le parc.


Dans le parc se trouvent aussi les locaux de «Notre cercle», lieu de rencontre pour les seniors depuis 1971. Des activités (dans les anciennes écuries) y sont données régulièment.

Quelles sont les grandes orientations du projet ?

L'idée que nous en retenons est d'aménager un cheminement pour les personnes à mobilité réduite, mal voyantes ou âgées.

Le Parc Pierre Paulus étant très en pente, le club est accessible par l'accès de service via la rue de Parme, une voie carossable. Le chemin escarpé du parc est, pour les personnes à mobilité réduite pratiquement infranchissable avec une bordure de 7 cm et un avaloir.

L'inclinaison actuelle de 12% serait ramenée à 6% en redressant le chemin.

Dans le bas du parc - et à plusieurs endroits, on constate que l'eau s'évacue mal et stagne ! Ce qui entraîne la formation de flaques et de boues.

Le mobilier urbain est disparate et devrait être harmonisé. Il serait adapté et uniforme. Une signalétique adaptée aux mal voyants est aussi prévue.

Le projet prévoit la suppression de l'accès sur le côté de l'école - le chemin serait supprimé. L'entrée du parc se ferait donc par les portiques actuellement inutilisés (voir ci-dessous).


Une section avec parcours pour les mal voyants serait aussi dessinée.

Les fondations et le drainage seraient revus de sorte à rendre l'évacuation de l'eau efficace.

Une descente avec mains courantes au niveau de la pente forte du parc est aussi dans les cartons, ainsi que des escaliers plus «franchissables». Ce sera surtout le cas du côté de la place Morichar, du Cercle et au milieu. Le chemin sera élargi.

Les places de parking pour les personnes à mobilité réduite (PMR) doivent être rendues conformes aux normes (rue de Parme).

Le dallage sera podotactile et un abaissement des bordures est envisagé.

Une rampe sur le chemin du milieu facilitera la circulation.

Le range vélo est à remplacer (voir ci-dessous la situation actuelle).

On découvre aussi dans le projet que des tables pic nique, des bancs et des banquettes sont prévues. Ainsi que des poubelles (dont des tris sélectifs aux entrées).

L'aménagement des accès est aussi repensé. Tout comme refaire le pont qui comprend aujourd'hui différentes surfaces.

Les promeneurs et riverains déplorent le nombre de rats et de souris sur le site du parc. Un effort serait à faire pour enrayer cette nuisance. Le Comité de Défense de Saint-Gilles aura souhaité par exemple que l'étang soit nettoyé et assaini. Ce n'est pas le cas, semble-t-il.

Les promeneurs (dont beaucoup de jeunes - surtout le midi par beau temps) demandent une fontaine et des toilettes publiques.

Plusieur options ont été abandonnées. Notamment l'idée de maintenir un chemin naturel venant de l'Hôtel des Monnaies. Un temps, la suppression d'un chemin dangereux(celui de gauche en descendant) a été évoqué. Tout comme l'élargissement du chemin vers «le cercle». Les auteurs du projet se sont rendu compte que dans tous les cas, les membres du club allaient continuer à y accéder par l'accès de service de la rue de Parme.

Le chantier devrait durer 60 jours ouvrable sur 2011 et 2012.

Le phasage des chantiers est prévu suivant le calendrier suivant :

2011 Phase 1 Réfection des chemins;
2011 Phase 2 Sécurisation des pentes fortes et escaliers;
2012 Phase 3 Mise en place de mobilier adapté;
2012 Phase 4 Mise en place d'une signalétique pour les personnes mal voyantes.

Le Comité de Défense de Saint-Gilles présentera sa position en commission de concertation ce mardi 28 septembre 2010. C'est ainsi que l'un des aspects oubliés est d'assainir l'étang. Le patrimoine est, lui aussi à mettre en valeur.

A noter aussi le blog de JEREMY FOURNIE sur la place Morichar et le Parc Pierre Paulus (malheureusement inactif depuis 2007 - le blog [pas Pierre Paulus]) :
http://placemorichard.blogspot.com/2007/05/le-parc-pierre-paulus.html

Le saviez-vous ?
Pierre Paulus (né à Châtelet le 16 mars 1881 et inhumé à Bruxelles le 17 août 1959) était un peintre belge de la mouvance expressionniste. Il a acquis la notoriété lors de l'exposition de l'Art wallon de Charleroi en 1911. Pendant l'entre-deux-guerres, il a fait de nombreuses expositions en Europe et aux États-Unis. A la la demande de Paul Pastur, il dessine en 1913 le coq hardi présent sur le drapeau wallon suite à la décision prise par l'Assemblée wallonne d'adopter comme emblème de la Wallonie le coq hardi de gueules sur or.

Mais bon sang : qui est Émar Collès ?

Il est l'architecte-auteur de la Chapelle Saint-Bernard et du Couvent des Carmélites (Rue de la Source 83 et Rue de Lausanne 22)en 1891, sur une vaste parcelle boisée offerte à l'ordre des carmélites par Mlle Thiernesse vers 1889-1890. C'est le quatrième couvent de l'ordre des Carmélites royales, dit également des Carmélites chaussées, depuis sa création en Belgique en 1607. Le complexe est conçu en style néogothique. Le style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique.
A noter aussi que le bruxellois Emar Collès a édifié en 1886 sur le site de l’ancien château de Charles de Nice (à Mont-sur-Marchienne) un vaste bâtiment en briques de style néogothique pour les Carmélites. Le Musée de la Photographie s’y installe en 1987.

Une partie de l'église la Sainte-Famille à Helmet (Schaerbeek), le chœur et le transept, a également été construite en 1890 par l'architecte Émar Collès, co-fondateur des écoles d'art Saint-Luc à Bruxelles. L'église de la Sainte-Famille à Helmet. Tandis que la tour et la nef ont été construites bien plus tard, vers 1930, par l'architecte Vandendael, dans un style Art déco.

dimanche 19 septembre 2010

SANS VOITURE MAIS AVEC AVIONS

A l'occasion de la fête de la mobilité [et en particulier de la journée sans voiture(s)], le carré "Hôtel des Monnaies" était en fête. Enfin, "sans voiture" est quand même une vue de l'esprit quand on apprend que 27.000 dérogations ont été demandées/obtenues à Bruxelles ...

Malgré le froid - quasi - de canard, les badaud sont venus taquiner les stands, ma foi assez inventifs. Nous avons beaucoup aimé la cage/parking à vélo en canettes, le stand de Eco & Co (et son concours : quelqu'un a gagné ?), le jeu de dames et le dispositif massage/torture.


Ceci étant, l'aspect mobilité ne semblait pas vraiment le fil conducteur, entre les tentes vantant les produits anti limaces et les inévitables stands de spécialités marocaines. Et puis la sono offrait au quidam des décibels mesurés de mp3 techno et électro dégotés dans les pires compiles pour ados pseudos branchés de la kapital (un bestoff mêland le Grand Jojo, le Big Bazar et la bande à Basil en medley méga remix n'aura pas été un pire choix) - Sorry pour Didjé.

Et, comme prévu ... la maquette du projet de parking et de l'aménagement de la place Marie Janson sont restés dans les bureaux de l'Hôtel de Ville !


Pendant toute la journée, ce qui n'a pas échappé aux promeneurs, c'est le ballet incessant des avions au-dessus de nos têtes. A quand donc une journée sans avion(s) ?



Photos (de haut en bas) :
1 & 2 - Entre ces canettes et ces bouteilles en plastique est garé : un vélo, un Tupolev TU-95 Bear, le Pape Benoît XVI en transit à Bruxelles (biffer les mentions inutiles) ;
3 - Une masseuse tente gentiment de convaincre une passante d'abandonner définitivement sa voiture;
4 - Les antennes de quartier mettent le carré de Moscou en échecs.

samedi 18 septembre 2010

MARIE JANSON ET LE MONSTRE DU LOCH NESS

L'enquête publique sur l'aménagement de la place Marie Janson a démarré la semaine dernière. Elle durera jusqu'au 14 octobre 2010. Ce qui était évident pour certains d'entre nous est confirmé : l'option "parking" est bien intégrée dans le projet. Quatre options sont toujours sur la table :

Scénario 0 : Pas de parking souterrain;
Scénario 1 : Construction d'un parking souterrain de 150 places;
Scénario 2 : Construction d'un parking souterrain de 300 places;
Scénario 3 : Construction d'un parking souterrain de 450 places.

Un aménagement de la place en surface est aussi prévu. Par contre, selon nos informations, la maquette annoncée (qui existe pourtant) ne serait finalement pas visible ...

Le projet est consultable au service de l'urbanisme et à l'antenne de quartier Parvis (rue Jourdan).

La concertation, elle, aura lieu le 26/10. La commune a prévu d'informer les citoyens. Comment ? Quand ? Pas la moindre idée.

vendredi 18 juin 2010

LA POSTE CHANGE : VRAIMENT ?


Nouveau nom, nouveau logo. Tous deux plus modernes.

La Poste a annoncé le changement de son nom pour devenir bpost dans l'esprit d'une évolution normale, explique le grand patron de l’entreprise publique.

Dans le même élan, le nouveau nom s’accompagnera d’un nouveau logo qu'elle annonce plus moderne tout en conservant de manière abstraite la référence au célèbre cor des facteurs.

Les objectifs sont multiples : notamment celui d'exprimer sa modernité et rompre avec - lance Johnny Thijs - la perception erronée d’une entreprise bureaucratique.

La Poste devenue BPOST, donc, veut simplifier son nom pour l’insérer dans un contexte international à l'horizon du 1er janvier 2011, date de la libéralisation totale du marché postal. Rappelons que l'Etat belge est actionnaire à 50,01%, le reste étant propriété du fonds d'investissement anglais CVC.

Comme les syndicats, nous émettons des craintes quant au coût que vont représenter ces modifications. Le patron de La Poste estime, lui, que les coûts seront assez marginaux. En effet, les anciens véhicules ne repasseront pas par l’atelier peinture : seuls les nouveaux véhicules, ainsi que ceux qui doivent de toute façon être repeints, auront le nouveau logo. L'écurie de Bpost, c'est quand même 8.000 vélos et vélomoteurs ainsi que 6.000 véhicules. Il faudra aussi repeindre les 14.000 boîtes aux lettres et les 1.000 bâtiments. Courage. Par contre, aucun détail, donc, sur le coût de l'opération - ni de la part de Johnny Thijs, ni de la ministre en charge des entreprises publiques (Inge Vervotte).

Sur son site, la poste (bpost, donc) dit ceci : "Certains nous voient encore comme la bonne vieille poste d'autrefois, même si nous avons changé depuis longtemps. Toutes les personnes qui travaillent aujourd'hui à La Poste savent très bien que nous sommes devenus une entreprise moderne et ouverte, entièrement réorganisée en fonction de vos besoins en tant que client, pour aujourd'hui et pour demain".

Le Comité en tout cas, continue de protester contre la fermeture en catimini des bureaux de poste et, globalement, contre le recul des services accordés à la population. Rappelons-nous : l'agence du carré Hôtel des Monnaies, rue de Moscou, a fermé il y a près d'un an. Le bureau de la rue Sterckx, lui, est toujours inaccessible aux handicapés.

Quant aux tarifs, ils progressent eux aussi de manière scandaleuse. Ainsi, un envoi national ordinaire coûte aujourd'hui 0,69 € ! Une augmentation de plus de 15%. La Poste rétorquera que par achat de 10 timbres, il n'en coûte que 5,9 € : il n'empêche que par là, elle contraint des achats de quantités dont tout le monde n'a pas nécessairement besoin.

Pour le reste, ce n'est pas uniquement en changeant de nom ou de logo que l'entreprise fera face à la concurrence. Elle va se faire manger tout cru ! Le mot de la fin ? Prenons en guise de conclusion ce qu'en dit Bpost : "Nous vous donnons rendez-vous dans les mois qui viennent pour constater ce grand changement partout en Belgique".

vendredi 11 juin 2010

DEBAT MARIE JANSON : 3. LES ALTERNATIVES ?

La troisième partie du débat sur le projet d'aménagement d'un parking place Marie Janson fut consacrée aux alternatives à ce parking dont beaucoup d'habitants ne veulent pas - mais, reconnaissons-le, plusieurs y voient malgré tout une solution pour garer plus facilement les voitures.

Plusieurs arguments ont été évoqués :

Il existe dans les abords de la place d’autres parkings qui ne sont pas saturés :

Celui de la Porte de Hal, par exemple, situé à 700 m, occupé à 65% selon les chiffres disponibles. Il fut essentiellement construit par souci de faciliter l'accès à l'hôpital Bordet, tant pour les membres du personnel que pour les visiteurs. La moitié de l'ensemble des emplacements est occupée par ces clients. L'autre étant occupée par des habitants. Interparking - qui s'est désisté au débat quelques heures avant la séance - a très bien compris cette sous utilisation. D'ailleurs, le parking était fermé le soir et le week-end. Notons que, curieusement, le parking est maintenant ouvert une partie du samedi et du dimanche. Dans notre premier blog (http://lecodes.skyrock.com/), nous avions évoqué cette question. Vous pouvez retrouver l'article en cliquant ici. Nous écrivions ceci à l'époque : Depuis peu, le parking de la porte de Hal est également ouvert le week-end. Le Comité a toujours estimé que ce parking sous-terrain n'était pas utilisé rationnellement.

En effet, il était fermé le soir (dès 20.00) et le week-end ! Ce parking de 500 places semblait n'être destiné qu'aux fonctionnaires de la COCOF (qui a déménagé il y a quelques années) et au personnel, malades et visiteurs des hôpitaux proches (Saint-Pierre et Bordet). Visiblement, les habitants ne sont pas des clients potentiels pour les gestionnaires privés du parking.


Il y a aussi celui du Delhaize de la chaussée de Forest qui pourrait être utilisé le soir et une partie du week-end (il y a une trentaine de places).

On sait très bien que les parkings sont généralement sous utilisés. Prenons, dans les environs, celui de la place Poelaert qui se vide vite dès les débats clos dans les différentes cours de justice.

Le public (enfin : une partie de celui-ci) déplore le manque d'imagination. La commune est invitée à imaginer des accords avec les gestionnaires des parkings pour permettre d'élargir les heures d’ouverture et aussi pour réduire la facture aux riverains dans les parkings existants.

Des navettes entre les parkings et le marché pourraient être mises en place.

La question de la mobilité doit être imaginée autrement. Les citadins (entre autres) devraient délaisser plus volontiers la voiture au bénéfice du taxi ou du covoiturage, par exemple.

Un intervenant souligne également que les systèmes Villo, Cambio, Collecto, Noctis doivent être renforcés - ces alternatives marchent finalement bien ou ... de mieux en mieux.

Pour ce qui est des transports en commun, par contre - STIB et De Lijn, il est urgent d'en améliorer le service. Sa médiocrité actuelle finit par en détourner la clientèle potentielle ... qui songe même parfois à reprendre la voiture !

Quant au Plan Régional de Développement, il ne met que poussivement à l'oeuvre l'option des transports publics.

L'assemblée demande des précisions quant au budget de l'aménagement. Aucune précision très éclairante n'en sortira si ce n'est qu'un mandataire de l'opposition avance qu'à Bruxelles, dans une configuration similaire à celle de la place et sans «surprise majeure», il faut compter 6 millions d'Euros pour construire un tel parking. Et de souligner que des choses bien plus importantes pourraient faire l'objet de tels investissements.

On cite aussi des expériences d'alternatives à l'étranger.

A Zurich, par exemple, grâce à l’efficacité des trams et bus, les Zurichois font déjà 45% de leur «kilométrage» par des moyens écologiques (contre 31% en moyenne suisse). 42% des ménages ne possèdent carrément pas de voiture. Un plan communal de transports développe une nouvelle stratégie de mobilité en 18 points - des vélos aux parkings. Un des objectifs est que les déplacements en transports publics atteignent 50% et que les déplacements à pied et à vélo atteignent 20% dans certaines zones.

En Allemagne aussi des initiatives novatrices rencontrent des succès impressionnants en matière de mobilité.

De toute façon, les parkings ne doivent pas être financés par la commune (seulement) : il faut faire payer sa part par l’usager.

Ci-dessous : il n'est pas facile de se parquer dans la commune.

Merci à Geneviève pour ses notes.