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mercredi 14 septembre 2011

VICTOR IS BACK


C'était inscrit dans les (dés)astres : les spéculateurs ont plus d'un tour dans leur sac. Dans le cas qui nous occupe, on devrait dire «d'une tour dans leur sac». Car en effet, ce sont pas moins de quatre énormes édifices que la société anonyme Victor Estates compte ériger. Une érection (sorry) qui ne plaît guère aux riverains et aux saint-gillois [et anderlechtois] en général.

ENCORE DES TOURS !

Depuis quelques jours, donc, le projet Victor [soit, en gros quatre tours face à la gare du Midi, côté place Bara] est soumis à l'enquête publique. Le dossier peut être consulté au service de l'urbanisme de la commune de Sant-Gilles.

Voici ce qui est publié en ligne (en bleu ci-dessous) sur le site de la commune de Saint-Gilles :
(Le COBAT est le Code Bruxellois de l'Aménagement du Territoire; un PU est un Permis d'Urbanisme; un PE est un Permis d'Environnement)

Le projet suivant est mis à l'enquête publique :
Adresse du bien : Rue Bara de 16 à 30/Rue Ernest Blerot.
Identité du demandeur : VICTOR ESTATES s.a. (Messieurs SALLÉ Philippe - LERINCKX William ).
Objet de la demande : PROJET MIXTE : PU : démolir 4 bâtiments industriels et de logements (rue Bara), construire un complexe immobilier de bureaux, commerces et logements + PE : classe 1A : nouvelle exploitation :

– rubrique 40.B (installations de combustion )
– rubrique 55.1B (générateurs)
– rubrique 88.3A (dépôts de produits inflammables)
– rubriques 104.A + 104.B (moteurs à combustion interne)
– rubriques 132.A + 132.B (installations de refroidissement)
– rubrique 148.A (transformateurs statiques)
– rubrique 153.A (ventilateurs)
– rubrique 224 (emplacements de parking couverts).


Activité principale : logements, bureaux, commerces
rimètre et zone :
PRAS : zones administratives le long d'un espace structurant.


Motifs principaux de l'enquête :
AE du 5/6/1997 : procédure mixte : PU : application de la prescription particulière 7.4. du PRAS (modifications des caractéristiques urbanistiques des constructions et installations s'accordant avec celles du cadre urbain environnant) + application de l'art. 130 du COBAT (projet de cahier des charges pour étude d'incidence) + application de la prescription générale 0.6. du PRAS (actes et travaux portant atteinte aux intérieurs d'îlots) + PE classe 1A : projet de cahier des charges de l'étude d'incidence : bruit et vibrations/risque d'incendie + risque de pollution de l'air/risque de pollution du sol + odeurs/risque de pollution de l'eau.


L'enquête publique se déroule du 8/9/2011 au 22/9/2011.
La réunion de la commission de concertation est fixée au 29/9/2011 entre 8h et 18h à l’Hôtel de Ville (Anderlecht).


Pendant toute la durée de l'enquête publique, le dossier complet de la demande peut être consulté à l'administration communale - service de l'Urbanisme le lundi, mercredi, jeudi et vendredi : le matin entre 8h et 12h et le mardi entre 14h et 19h (jusque 20h sur rendez-vous).
Des explications techniques concernant le dossier peuvent être obtenues l'administration communale - service de l'Urbanisme le lundi, mercredi, jeudi et vendredi : le matin entre 8h et 12h et le mardi entre 14h et 19h ou sur rendez-vous pris par téléphone au n°02/5 36.03.60.
Les observations et réclamations au sujet du dossier peuvent être adressées :
- par écrit au Collège des Bourgmestre et Echevins à l’adresse suivante : Place Maurice Van Meenen, 39, 1060 Bruxelles ou par courrier électronique (urbanisme.1060@stgilles.irisnet.be) au plus tard le ici rien n'est indiqué ! - ndlr.
- au besoin oralement, pendant l'enquête publique, auprès de l’agent désigné à cet effet à l’Hôtel de Ville, le mercredi matin entre 8h et 12h.

Pendant la durée de l'enquête publique, toute personne peut faire valoir par écrit ses observations et/ou réclamations et/ou demander par écrit au Collège des Bourgmestre et Echevins à être entendue par la commission de concertation.
L’ordre de passage du dossier en commission de concertation figure sur le site internet de la commune ou est disponible, sur demande, au service communal de l’urbanisme 15 jours avant la séance de la commission.

A noter que la - très - brève présentation de la demande annonce dans son activité principale "le logement" en premier lieu. Alors que ce ne sera que la portion congrue du projet !


Dernier élément - et ce n'est pas un détail : le PPAS Bara II a, lui aussi fait l'objet d'une demande d'abrogation. Ce qui signifie, en clair, que d'autres quartiers vont, selon toute évidence, être rasés pour faire place à ... d'autres nouvelles tours. Combien cette fois ? Trois ? Quatre ? Dix ? Est-ce vraiment dans cette direction que doit évoluer la ville pour faire face à l'annonce d'une démographie galopante ? Selon les estimations, 170.000 nouveaux habitants viendront s'installer à Bruxelles d'ici à 2020 : et ce ne sont pas ces tours de bureaux qui vont les accueillir ... Alors quoi ? Et où ?

mardi 21 décembre 2010

QUARTIER MIDI : ON RASE ENCORE

Vous le savez : le groupe Atenor/CFE envisage de construire quatre tours au sein de l'îlôt situé face à l'entrée de la gare du Midi (square Horta). Deux tours de 148,5 mètres sont prévues, ainsi qu'un de 129 mètres et enfin une autre de 29 mètres. Cette dernière serait dédiée au logement.

Cette fin d'année 2010, une demandé de permis a été déposée pour raser plusieurs immeubles à l’abandon dans cette zone. Ils sont situés :
Place Bara 16 – 30,
Rue Ernest Blérot
et Avenue Paul-Henri Spaak 33 – 39.

Bien entendu, le groupe Aténor/CFE n'en restera pas là : il envisage de déposer une demande de permis pour ériger Victor (le complexe des quatre tours, donc).

Avec IEB, l'ARAU, le Comité de quartier Midi et le BRAL, nous avons rédigé le communiqué de presse ci-dessous.


Communiqué de presse


22 décembre 2010

Les communes et Atenor font place nette pour accueillir un projet de tours de bureaux au Quartier Midi

Fin de cette année, les communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht se sont associées afin d’abroger deux Plans Particuliers d’Aménagement du Sol (PPAS) couvrant la zone située juste derrière la « Tour des Pensions », en face de la zone de stationnement des taxis. Une partie de cette zone, occupée par les anciennes imprimeries Maci, est à l'abandon depuis plusieurs années.

Le terrain concerné appartient aujourd'hui au groupe Atenor/CFE, lequel a annoncé vouloir déposer ce mercredi 22 décembre une demande de permis pour y construire trois tours de bureaux, pour une surface totale annoncée de 100.000 m², et un bâtiment dédié au logement (5.000 m² seulement). L'enquête publique visant à délivrer le permis pour la démolition des bâtiments restants sur l'îlot est en cours.

Les deux commissions de concertation chargées de se prononcer sur l'abrogation des PPAS ont émis fin novembre un avis favorable laissant désormais le champ pratiquement libre au projet immobilier régulièrement évoqué dans la presse depuis l’automne.

Les associations et de nombreux habitants s’opposent fermement à la démultiplication de surfaces de bureaux dans une zone déjà alourdie de près de 300.000 m2 de bureaux sur la dernière décennie, et ce, au détriment de la fonction du logement et de la qualité de vie des habitants du quartier .

Durant l’enquête publique, de nombreux manquements ont été dénoncés dans ce dossier :

• le mauvais accès à l'information ;
• les défaillances patentes dans les motivations reprises dans le rapport devant justifier la nécessité d'abroger les PPAS en lieu et place de leur modification;
• la suppression de facto, par l'abrogation des PPAS, de la garantie de 10.000 m2 de logements (du côté de la rue de France) et de mixité de l'îlot prévus précédemment - 10.000 m2 qui n'ont jusqu'à présent pas été réalisés dans la zone ;
• le déverrouillage du quota de bureaux dans le quartier de la gare du Midi ;
• la suppression de la limitation des gabarits d'immeubles à 8 ou 10 étages;
• la démission des pouvoirs publics face aux promoteurs. Ils se privent en effet de leurs outils de pilotage sans attendre la finalisation du Master Plan et l'adoption du nouveau Plan régional de développement.

Les habitants du quartier et les associations se demandent bien en quoi un projet de 100.000 m2 de bureaux déclinés sur trois tours et assorti d'un petit 5.000 m2 de logements « répond au critère du bon aménagement des lieux et de mixité de fonctions désirées pour le quartier », dixit la commission de concertation.

Si une – trop tardive – réaction face au délabrement de l’îlot situé face à une sortie de la gare du Midi est enfin menée, nous déplorons qu’elle ne traduise une nouvelle fois par une politique du fait accompli où les pouvoirs publics s’écrasent devant le diktat du secteur privé. Une attitude qui souligne l’incapacité des pouvoirs publics à mener une politique de développement cohérente tenant compte des besoins des habitants.

C'est pourquoi les habitants et les associations demandent à la Région de refuser l'abrogation des deux PPAS afin de maintenir les maximas imposés en terme de gabarit, la norme minimale de 10.000 m2 de logements et la contrainte de mixité de l'îlot dans un quartier pour le moment entièrement sacrifié à une vocation administrative avec les effets collatéraux que l'on sait (perte d'animation et de mixité, insécurité nocturne, envahissement automobile,...).

Il est anachronique dans un contexte de déficit important de logements et de sursaturation du marché de bureaux de faire sauter les garanties, pourtant déjà largement insuffisantes, pour favoriser la fonction bureaux au détriment de la fonction logement.

Nous demandons le maintien des deux PPAS aussi longtemps que le Master Plan du quartier Midi n'est pas finalisé et soumis à une consultation publique, que le nouveau PRD n'est pas adopté et un nouveau PRAS conforme à celui-ci élaboré.


Affaire à suivre ...

Lire aussi :
le communiqué de presse des associations du 22 novembre 2010
et
les avis des associations déposés en vue des commissions de concertation.

mercredi 24 novembre 2010

DU LOGEMENT GARE DU MIDI

Photo ci-dessus :
la tête de Tintin a été classée - et Steven Spielberg n'a strictement rien à voir là-dedans.


Lors de la concertation concernant l'abrogation du PPAS "France", nous avons, entre autre, abordé une question qui paraît essentielle pour les saint-gillois : le projet de quatre buildings qui conduit à cette demande est très chiche en matière de logement. Sur les 100.000 m² de constructions prévus, seuls 5 à 10.000 m² seraient dédiés au logement. Et encore : ce matin (mercredi 24 novembre), la conseillère juridique des propriétaires a annoncé à la concertation (jumelle de celle de Saint-Gilles) d'Anderlecht concernant l'abrogation du PPAS "Bara I" que 6.000 m² seulement étaient en réalité prévus. Ca a au moins le mérite d'être clair. Plus clair encore : pour l'avocate, les 4.000 m² doivent être construits par d'autres - ce qui en soi n'est pas faux sur le principe (Aténor n'ayant bien entendu pas le monopole de l'arrogance en matière d'interprétation de l'esprit des lois).

Mais le plus amusant est certes venu du Président de la séance de la concertation de ce mardi 23 novembre. Cet éminent échevin de la commune de Saint-Gilles a tenté de nous rassurer quant aux préoccupations de la commune en matière de logement. Et d'annoncer un prochain projet de la chaîne d'hôtels "Pullman" dans le quartier de la gare - et plus précisément sur le - toit actuel du - site de la gare. En réalité, on nous annonce - pour nous rassurer donc quant à de nouveaux développements de logements à Saint-Gilles - 240 chambres d'hôtel du groupe Pullman.

Nous avons, par curiosité visité le site de la chaîne qui dispose de 46 points de chute dans le monde (et annonce prochainement pas moins de 150 hôtels). Sur le site de Pullmanhotels.be, on ne trouve qu'un seul hôtel en Belgique, mais il renseigne des partenaires - et notamment : Novotel, Sofitel,ou encore Mercure. A Bruxelles, il y a une implantation à Diegem, près de l'aéroport.

Ci-dessus :
Ces chancres (ici face à la gare du Midi) doivent disparaître !


Imaginons une réservation de nuitée ce soir (mercredi 24 novembre, donc).

Pas de place au Pullman de Diegem. On se rabat donc sur les autres propositions. La nuitée la moins chère (ou la plus avantageuse selon le niveau où l'on se situe sur l'échelle des classes sociales) vous en coûtera au minimum 170 € la nuit pour une chambre / 2 adultes (consentants) - à 5.27 km du centre-ville au Mercure Airport Hotel à Evere. Les autres offres sont à l'avenant : 369 € au Sofitel Louise, 256 € place Jourdan (Sofitel Brussels Europe), 219 € (Novotel Brussels Grand Place), 199 € au Novotel Brussels Airport à Diegem, ...

Essayez : c'est encore plus drôle que de jouer au Monopoly. Si les prix s'alignent sur ceux-là (et il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement), ce ne sera résolument pas du logement social.

Peut-être n'avons-nous pas très bien expliqué lors de la concertation ce dont avaient besoin les bruxellois : des logements pour toutes les bourses - et pas des hôtels de grand luxe. En tout cas, un mandataire ne l'a visiblement pas compris. Un hôtel haut de gamme n'est pas un logement !

Juste un dernier calcul pour le fun : Pour les tarifs de séjours de plus longue durée, les prix deviennent beaucoup plus abordables. Par exemple, la nuitée pour une location du 24/11 au 17/12/2010 au Sofitel Louise coûte par jour - au minimum, donc - 143 € (soit 23 nuits pour un total de 3.289 €). Le petit déjeuner n'est malheureusement pas inclus. Mais à ce prix, ne faisons pas le difficile, hein ...

Une occasion !

Une aubaine !

Une affaire !

Une révolution !

Imaginez une seconde que le revenu d'intégration sociale (l'appellation actuelle de ce que tout le monde appelait autrefois religieusement «le Minimex») pour un couple est aujourd'hui de 987,08 € par mois - 493,54 euros (par cohabitant) : un véritable cadeau que ce «logement» gare du Midi, donc.

Mais la vérité est ailleurs :

ET SI .... comme on loge régulièrement les demandeurs d'asile dans les hôtels bruxellois par manque de place dans les centres d'accueil "traditionnels", l'idée était de permettre aux candidats locataires de logements sociaux de bénéficier d'un appartement de transit répondant aux normes du Code du Logement ? Mais quelle bonne idée ! Et pourquoi n'y avait-on pas pensé plus tôt ?

Le projet d'abrogation du PPAS cacherait en fait une avancée sociale incommensurable et révolutionnaire. Ce que nous, pauvres idiots, n'avions même pas compris !

Du logement sur le site de la gare du Midi, donc : MDR.

dimanche 14 novembre 2010

BIENTÔT CHACUN SA TOUR AU MIDI


Nous l'annoncions en bandeau sur notre page d'accueil : le quartier de la gare du Midi va encore faire parler de lui puisqu'il semblerait que plusieurs tours monumentales y sont en projet.

A cheval sur Saint-Gilles et Anderlecht, les parcelles doivent faire l'objet de modifications de deux PPAS pour que ces buidings puissent s'y ériger. Nous avons consulté le dossier de demande déposés à la commune de Saint-Gilles et son petit frère à Anderlecht.

Le dossier d'Anderlecht est un peu mieux motivé et explicite. Il concerne le PPAS «BARA 1» datant de 1995 et abrogé partiellement en 2004.

C'est par la presse que nous avons appris quels étaient les enjeux liés à ces abrogations déposées par les deux communes (à un jour d'intervalle).

Le Comité de Défense de Saint-Gilles a écrit aux deux communes pour s'étonner de constater que ces projets soient déposés alors même que les différents avatars des projets urbanistiques calamiteux de la rue Fonsny auraient normalement dû permettre de tirer des leçons quant à l’inopportunité d’édifier encore de nouveaux immeubles de bureau dans le quartier de la gare du Midi.

Plus inquiétant : la commune de Saint-Gilles s’acoquine aux autorités de la commune d’Anderlecht pour permettre à Atenor et CFE de multiplier encore les projets immobiliers spéculatifs dont l'intérêt nous échappe.


Stéphan Sonneville, administrateur délégué d'Atenor, a déclaré au journal «Le Soir» qu'il reconnaissait qu'il y avait trop de bureaux à Bruxelles. Il nuance en déclarant : « Mais il n'y en a pas assez de qualité. »

Le PPAS n’évoque à aucun niveau le projet immobilier sous-jacent, pourtant bien réel dans les cartons d'Atenor. C’est donc par la presse que le quidam a appris le pourquoi du comment de la demande d’abrogation du PPAS. Il nous semble que cette dissimulation ne contribue pas à garantir un projet de qualité – c’est le moins que l’on puisse dire.

Pour l'instant, l'îlot concerné est, nous le concédons, un désastre. Ce sont des entrepôts, des immeubles, des bâtiments laissés en friche depuis trop longtemps.
Une fresque de bande dessinée masquait jusqu’à peu une partie du chancre (voir photo ci-dessous - la bâche est enlevée depuis peu).



Aujourd’hui, c’est un spectacle de désolation qui s’offre aux yeux des navetteurs, des touristes … et surtout aux habitants du quartier. Par contre, les squatteurs n'ont plus - aussi facilement - accès aux bâtiments dont plusieurs ont été murés.

En quoi consisterait le projet - dont le nom de code est : «Victor» ?

Le patron du groupe justifie son projet : « Les centres d'affaires doivent se situer à proximité des gares. La gare du Midi est l'endroit où il faut faire du bureau ! ». Il dit y voir travailler dans le futur environ 8.000 personnes. La fonction de bureau ne serait pas la seule : le logement occupera entre 5.000 et 10.000 m2 et le commerce environ 3.000 m2.



Quelle hauteur auront ces tours ? Le Code bruxellois de l'aménagement du territoire (Cobat) est clair : Victor ne pourra dépasser les 150 mètres de la tour du Midi érigée durant les années 60. Nous voilà rassurés ...

Selon Le Soir, toujours, c'est l'architecte français Christian de Portzamparc qui devrait orchestrer l'opération (en association avec d'autres partenaires). Le groupe dit vouloir s'inscrire dans l'environnement existant et ne pas développer une architecture coup-de-poing, dont l'hypermodernité devrait donner un sérieux coup de vieux à la tour du Midi.

Le projet Victor consiste en un ensemble de quatre tours à la disposition variée, dont trois sont imbriquées. Les premiers étages joueront la carte de la transparence, s'ouvrant sur un espace public réaménagé.

Il semble que la demande de permis est prête et serait déposée le 22 décembre.


Qu'en penser de tout cela ?

La construction de bureaux pose question. Surtout que beaucoup d'entre eux restent vide. Pourquoi ne pas occuper les bureaux disponibles - et les rénover s'ils ne correspondent plus à la demande et au confort.
En réalité, un autre projet nous semble bien plus utile que de construire ces tours de bureaux : celui de vraiment créer dans ce quartier du logement (moyen et pour les bas revenus – surtout) et non des immeubles de bureaux calamiteux ou des espaces commerciaux foireux. Et pourquoi pas : d'aider les habitants à rénover leur logement - tout en éradiquant ces chancres et en traquant les spéculateurs qui laissent pourrir des immeubles de longues années durant.

Car là est aussi le problème : en abrogeant le PPAS, il semble que l’on tente de déroger à ce qui était prévu au départ dans le cadre de 1995 : la construction de 10.000 m² de logement. Alors que le PRAS limitait le bâti à 170.000 m² de construction : nous avons, à ce jour, largement dépassé ce quota. Le projet d'Atenor annonce miraculeusement la construction de 10.000 m² de logement : c'est à voir.

Ce côté obscur de la procédure (où des promoteurs préfèrent finalement les effets de manche auprès de la presse, plutôt que d’informer le public en toute transparence au cours de l'enquête publique ... dans la demande de permis) nous pousse à demander de ne pas abroger ce PPAS sans que des informations transparentes, garanties et fiables ne soient consultables et vérifiables – et respectant les dispositions antérieurs du PPAS de 1995, du PRAS et du RRU. De plus, cette demande n’a de sens qu’assortie d’une explication quant aux projets précis des futurs promoteurs (ailleurs que dans la presse).

L’insuffisance de motivation est un pied de nez aux procédures démocratiques que nous ne pouvons tolérer.